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Ouvrir le manuel (PDF)

📕 Le manuel complet, 24 pages
Toutes les actions, les affiches à découper et le guide d’interpellation.

Le collectif Cancer Colère a conçu ce manuel pour proposer des idées d’actions à réaliser de chez soi et autour de chez soi, seul·e ou avec des proches, ami·es, collègues. Joyeuses et déterminées, elles sont classées par temps passé : tu peux y trouver un point de départ pour te mettre en mouvement en 5 mn ou 1 h et impliquer d’autres personnes. Des tracts et des affiches sont également en libre accès pour diffuser une information fiable et vérifiée.

🧭 Pour défendre notre santé et notre eau potable contre les pesticides !

6
cancers en nette progression chez les 15–39 ans

2 500
enfants malades chaque année

27 Md€
dépenses cancer en 2023

92 %
des stocks d’eau potable pollués au TFA

Nous sommes toutes et tous concerné·es par l’explosion des cancers et des maladies chroniques (Parkinson, diabète) mais aussi par l’infertilité, les troubles du développement chez l’enfant… Le nombre de malades du cancer a doublé depuis les années 1990, 6 cancers sont en nette progression chez les 15 à 39 ans, la France détient le record mondial de cancer du sein. Le cancer est considéré par la science comme une épidémie parce que son incidence progresse dans toutes les catégories d’âge. La réalité des services oncopédiatriques des hôpitaux est différente des chiffres officiels (2 500 enfants malades chaque année et 500 décès) : les médecins ne savent plus où mettre les petit·es malades. Enfin, les dépenses de l’Assurance Maladie liées au cancer menacent d’effondrement notre système de santé et notre Sécurité Sociale : sur la seule année 2023, c’est le 1er poste de dépense avec 27 milliards d’euros — en augmentation alarmante.

Pourtant, des milliers de scientifiques, pédiatres, cancérologues, toxicologues, sages-femmes mais aussi la justice française et le Conseil national de l’Ordre des médecins alertent sur les dommages causés par les pesticides : présents partout — dans l’air, les sols, l’eau et dans nos cellules — ces toxiques détraquent tous les êtres vivants. En dépit de l’intérêt général, les lois favorisent uniquement les industriels de l’agriculture, ce qui fragilise et fait disparaître des modes de production sains et notre possibilité de guérison.

Ces industriels réclament toujours plus de pesticides pour assurer le rendement de leurs vastes monocultures et de leurs fermes-usines et vendre leurs productions agricoles sur le marché international au plus offrant.

Le constat est sans appel

Les législateurs aggravent l’urgence sanitaire et mettent toute la population en danger. Plutôt que de nous protéger, ils votent des lois qui donnent carte blanche aux industriels pour nous empoisonner. Les preuves de cette complicité s’accumulent : que font les pouvoirs publics contre la pollution de 92 % des stocks d’eau potable au TFA, un PFAS classé toxique pour la reproduction ? Rien. La surcontamination de la population française au cadmium ? La loi de protection est rejetée par le Sénat. La protection des points de captage d’eau potable des pesticides ? Refus des partis du centre, des droites et de l’extrême-droite de faire passer au vote la loi Raux qui le proposait. Autoriser les pesticides de manière illimitée sans possibilité de retrait même en cas de toxicité avérée ? C’est la directive Omnibus au niveau européen, en passe d’être votée d’ici fin 2026.

Les multinationales de la chimie produisent à la fois des pesticides, des traitements contre le cancer, des semences agricoles et des armes chimiques. Elles prospèrent sur le brevetage du vivant, l’agriculture, les maladies et les guerres. Un cercle de l’empoisonnement s’est mis en place au sein de notre démocratie pour mieux l’étouffer : ces entreprises fabriquent des produits toxiques ensuite déployés par les industriels de l’agriculture. Ceux-ci obtiennent des permis de polluer ahurissants des mains d’une majorité de législateur·ices, souvent en détournant le processus démocratique pour éviter le débat public — car aucun argument autre que les profits ne justifie leurs politiques. Nos corps malades rapportent de l’argent.

Cancer Colère dénonce ces crimes sociaux perpétrés par les élu·es et partis politiques du centre, des droites et de l’extrême-droite. Tandis qu’ils et elles brandissent une insécurité qui serait liée aux syndicalistes, aux personnes migrantes, aux féministes, aux filles et fils d’immigré·es, aux écolos, à la jeunesse, ils installent une insécurité chimique bien réelle avec leurs lois agricoles qui provoquent des maladies et des drames dans presque chaque famille française.

✊ « Guérir du cancer » est un mythe. Alors… ripostons !

La maladie précarise, fragilise, foudroie. On y survit ou on en meurt.

Cancer Colère l’a compris : ces élu·es nous craignent. Ils craignent notre colère légitime. Ils ne sont pas nos patron·nes mais nos représentant·es : c’est notre droit de leur faire honte de soutenir les industriels plutôt que la population entière. Nous sommes des millions de colères, de malades et d’endeuillé·es : notre force, c’est notre nombre. Mettons-nous en action pour défendre ce qui nous est commun : nous buvons toutes et tous la même eau et personne ne veut que l’avenir des enfants soit la chimio. Ensemble, sortons de la solitude, de l’impuissance et de la culpabilité.

Parce que nous avons une très sérieuse envie de vivre, Cancer Colère exige l’arrêt immédiat des pesticides et la transformation profonde du modèle agricole vers des pratiques d’agroécologie, financée massivement par l’État. Les aides publiques doivent favoriser en priorité des modes de production respectueux de la terre et des personnes qui la travaillent et permettre aux agriculteur·ices enfermé·es dans le « système pesticides » — dont ils et elles sont les premières victimes — d’en sortir.

La santé et les pesticides ne sont pas une affaire d’opinion

Rappelons-le haut et fort aux partis politiques. La campagne présidentielle s’ouvre : c’est à chacun·e d’entre nous d’interpeller les candidat·es et les élu·es qui les soutiennent. C’est notre droit. C’est une nécessité. Un guide te donnera quelques astuces : forçons les allié·es du cancer en campagne électorale à répondre de leurs choix sur la santé publique.

Si chacun·e de nous prend une journée d’ici mai 2027 pour contribuer à la défense de la santé publique, ça fera des millions de journées ! Ensemble, nous allons peser sur le débat public et prouver que le cancer et les pesticides ne sont pas une fatalité.

En action, nos millions de colères sont puissantes.
Et ça fait du bien à l’âme. Même cinq minutes.

Le collectif Cancer Colère

📕 Imprimer et faire circuler le manuel

Comment l’imprimer en livret A5

Dans la fenêtre d’impression, choisis format A4, recto-verso, retournement sur les bords courts, puis l’option « livret » / « brochure ». Plie la pile en deux, agrafe au milieu : tu obtiens le livret A5. Un exemplaire dans la poche, c’est un exemplaire qui circule.

Dépose-en dans les salles d’attente, les présentoirs à l’hôpital, les locaux associatifs, les bibliothèques. Le QR code présent sur nos affiches et nos tracts mène à ce manuel.

5 minutes
5 minutes

01

Tu peux écrire une carte postale « Vous êtes un·e allié·e du cancer »

À un·e ministre, député·e, sénateur·rice ou candidat·e à la présidentielle.

En pratique

Tu trouves une vieille carte postale qui traîne, tu en fabriques une avec un carton à pizza ou tu l’imprimes sur le site de cancercolere.org (ressources > outils en libre accès > visuels > carte postale).

Tu écris ton message en grand, pour rendre honteux·se son ou sa destinataire devant un maximum de ses collègues. Le message reste digne et factuel.

Exemples : La santé des enfants avant les profits des industriels. · Nous buvons tous la même eau : l’empoisonner, c’est criminel. · Vous êtes l’allié·e du cancer.

Tu choisis de signer et indiquer le nom de ta ville, ou pas. Tu choisis le ou la destinataire : ce n’est pas ça qui manque !

  • Sur le site de l’Assemblée nationale, tu as la liste des député·es qui ont voté pour la Loi Duplomb : c’est un bon indicateur. assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/2957
  • Sur le site du Sénat, tu trouveras la liste des sénateur·rices qui ont voté pour la Loi d’urgence agricole : un très bon indicateur aussi — car ils sont des alliés zélés du ministère de l’Agriculture et des industriels. senat.fr/scrutin-public/2025/scr2025-327.html
02

Tu es sur les réseaux sociaux ?

Tu peux t’abonner aux pages de celles et ceux qui défendent la santé publique (listes non exhaustives).

En pratique

Le monde paysan incarne notre guérison : Solidarité paysans, La Confédération paysanne (et son collectif de soutien citoyen les Ami·es de la Conf’), l’Atelier paysan, les Soulèvements de la terre…

Les collectifs citoyens : Stop aux cancers de nos enfants, PFAS contre terre, DSAVEC (Diasporas Solidaires avec les victimes de l’empoisonnement colonial), Avenir Santé Environnement, CSVPO (Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest), Vietnam Dioxine, A4 (Association d’Accueil en Agriculture et Artisanat), Cancer Colère…

Les collectifs de soignant·es : Alerte Médicale sur Les Pesticides et perturbateurs endocriniens (AMLP), Alliance Santé Planétaire…

Les médias indépendants qui diffusent une information fiable et luttent contre la désinformation sur la santé et les pesticides : Vert le média, Blast, Reporterre, Basta Mag, Splann, Mediapart, Vakita, La Relève et La Peste, Disclose, Frustration…

03

Tu t’interroges sur la qualité de ton eau ? Tu as raison !

L’eau du robinet comme l’eau en bouteille méritent qu’on aille y regarder de près.

En pratique

  • L’eau du robinet : va jeter un œil sur la carte de pollution des eaux sur le site de Générations Futures et parles-en à tes voisin·es — dansmoneau.fr
  • L’eau en bouteille n’est pas épargnée et largement contaminée aux micro-plastiques — « Nous buvons du plastique »
04

Tu peux écrire à la maire ou au maire de ta ville

Pour lui demander pour qui elle ou il va voter aux élections sénatoriales le 27 septembre 2026.

En pratique

On l’aura compris, la majorité sénatoriale est l’alliée du cancer : elle aggrave les lois agricoles qui nous empoisonnent et rejette celles qui protègent notre santé. Ton ou ta maire va participer au renouvellement de la moitié des sénateurs : son vote est crucial et doit soutenir l’intérêt général. Encourageons-le !

05

Ton enfant va dans une école située à proximité de cultures intensives ?

Tu peux communiquer ta colère avec la direction de l’établissement et les autres parents.

En pratique

Cherche « carte pression pesticides écoles le monde » sur internet et tu arriveras sur la cartographie (datée du 18 décembre 2025, en accès libre) établie par le journal Le Monde avec un collectif de chercheurs : elle répertorie écoles, collèges et lycées en fonction de leur proximité avec des parcelles agricoles où des pesticides sont utilisés. Près d’un établissement sur quatre est soumis à une « pression forte ».

Vérifie où se situe l’établissement de ton enfant. En fonction des résultats, tu peux en parler aux autres parents, à la direction et diffuser cette cartographie et le tract « cancers pédiatriques » (ressources > outils en accès libre > visuels > tracts).

Pour avoir des arguments et des pistes d’action, télécharge, imprime et diffuse le « kit d’alerte parents » (ressources > outils en accès libre > fiches argumentaires > kit alerte parents).

06

Tu peux te fabriquer un t-shirt Cancer Colère

Un vieux t-shirt, un vieux pot de peinture et un pinceau : tu peux peindre CANCER COLÈRE.

En pratique

Ça fait une nouvelle tenue à porter au sport ou au marché. Ces deux mots frappent les esprits : crois-nous, les gens sont interpellés et peuvent même venir discuter avec toi.

07

Tu peux imprimer un tract Cancer Colère et le diffuser

Pour arrêter les pesticides, il est nécessaire de faire face à la réalité. Ces tracts contiennent des arguments politiques, chiffres et données fiables.

En pratique

Ils sont téléchargeables sur cancercolere.org (ressources > visuels > tracts). Tu en choisis un et tu l’imprimes en plusieurs exemplaires (ou demande à quelqu’un qui a les moyens de le faire gratuitement).

Tu peux les glisser dans les boîtes aux lettres (autour de chez toi ou dans un autre quartier), les donner aux professionnel·les de santé (pédiatre, médecin, oncologue, sage-femme, infirmière…), dans ton association de rando ou de kick-boxing, à la salle de sport, en réunion de parents d’élèves etc. Tu peux aussi les scotcher dans les toilettes (au travail, à l’hôpital, dans un cabinet médical, dans ton association…). Ou les mettre dans les présentoirs à l’hôpital.

Au menu des tracts ?

  • l’épidémie de cancer (disponible)
  • l’eau potable (disponible)
  • les cancers pédiatriques (disponible)
  • les liens entre pesticides et maladies (disponible)
  • le cancer du sein (octobre 2026)
  • les inégalités sociales et la Sécurité sociale en danger (janvier 2027)
  • quel parti/candidat·e a voté pour ou contre les lois sur les pesticides, la santé et l’eau potable ? (février 2027)

✉️ Quelques adresses

  • Assemblée nationale (député X) — 126 rue de l’Université, 75007 Paris
  • Sénat (sénateur X) — 15 rue de Vaugirard, 75006 Paris
  • Matignon — Monsieur le Premier ministre, 57 rue de Varenne, 75007 Paris
  • Ministère de l’Agriculture — Madame la ministre, 78 rue de Varenne, 75007 Paris
  • Ministère de la Santé — Madame la ministre, 14 avenue Duquesne, 75350 Paris 07

Tu timbres, tu postes : et là, si tu veux, tu peux prendre une photo et la partager sur les réseaux. Ou suggérer cette action à ton entourage. Tu peux aussi organiser un apéro « guérilla de la carte postale » avec eux.

1 heure
1 heure

08

Tu peux faire entendre ta réalité sur le cancer

Ta parole est une arme contre la désinformation sur le cancer et les pesticides et contre la culpabilité.

En pratique

Envoie ton témoignage de malade, ex ou futur malade, aidant·e ou endeuillé·e via la rubrique « Témoignages » sur cancercolere.org > témoigner.

Ce n’est pas à nous d’avoir honte d’être malades mais aux politiques qui sèment la maladie avec leurs lois.

09

Informe ton médecin

Souvent, ils et elles ne sont pas informé·es sur les causes professionnelles du cancer.

En pratique

Des professionnel·les de santé de l’AMLP (alerte médicale sur les pesticides) et le collectif CSVPO (collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest) ont rédigé un courrier : c’est un guide pour poser les bonnes questions, repérer les liens possibles entre le travail, les produits utilisés (dont les pesticides) et les symptômes, puis engager, si besoin, une démarche de reconnaissance en maladie professionnelle.

Télécharge ce courrier sur cancercolere.org > ressources > visuels > lettre d’info maladies pro. Imprime-le et remets-le à ton médecin traitant lors d’une consultation, ou envoie-le par email ou courrier postal avec un mot simple du type : « Je vous transmets ce modèle de courrier pour faciliter l’identification des situations de maladie professionnelle chez vos patient·es. »

Bon à savoir : quand une maladie est reconnue « maladie professionnelle », ce n’est pas la Sécurité sociale qui paie les traitements, mais les cotisations des employeurs.

10

Tu peux faire circuler les ordonnances vertes

Elles permettent à toutes les femmes enceintes d’accéder gratuitement à des paniers de fruits et légumes bio. C’est un projet d’utilité publique !

En pratique

Tape « ordonnance verte AMLP » sur internet. Tu tomberas sur la page qui donne des explications sur la marche à suivre.

Tu peux télécharger le flyer explicatif et l’envoyer par mail ou le remettre directement à ton ou ta pédiatre, sage-femme, gynéco ou médecin généraliste ainsi qu’au maire de ta ville et à ses adjoints. C’est simple, rapide, et ça peut avoir un impact concret.

11

Colle des affiches dans tous les WC de France

Cancer Colère a produit des affiches qui appellent à mettre nos colères en action. Il n’y a pas de caméra de surveillance et c’est un endroit où on peut prendre le temps de s’informer.

En pratique

Récupère de grandes affiches auprès du groupe local Cancer Colère le plus proche (qui sommes-nous ? > nos antennes), ou télécharge et imprime en A3 ou A4 celle qui te parle sur cancercolere.org > ressources > visuels > affiches.

Colle-la sur la porte intérieure des WC ou près des lavabos. Toilettes de bar, hôpital ou lieu de travail. Tu peux aussi en mettre dans les locaux de ton association, ton immeuble, un cabinet médical ou une bibliothèque. Le QR code mène à ce manuel. On va leur en mettre plein les murs !

12

À l’occasion d’Octobre Rose, tu peux dénoncer cette campagne de « cancerwashing »

Elle ne remet jamais en question les causes du cancer du sein mais nous demande d’accepter la maladie sans broncher.

En pratique

La France est championne du monde du cancer du sein : les pouvoirs publics ne font rien pour en diminuer les risques avérés (travail de nuit, rayonnements ionisants, contact avec des produits toxiques qui perturbent le système hormonal etc). De plus, Octobre rose est financé par des multinationales qui vendent des produits toxiques qui nous rendent malades mais aussi soutenu par des industriels de l’agriculture : cette sinistre blague doit cesser.

Tu peux télécharger, imprimer et diffuser le tract sur le cancer du sein « Octobre pas si rose » (disponible fin septembre sur cancercolere.org > ressources > visuels > tracts > cancer du sein).

Tu peux le coller sur des affiches Octobre rose à l’hôpital, au travail, dans un cabinet médical… pour montrer la réalité de ce cancer.

13

Tu peux organiser un « apéricide »

Qui peut refuser une invitation à un apéricide ? Personne ! Parce que la curiosité est trop forte 🙂

En pratique

Organiser un apéricide, c’est parler pesticides en buvant des boissons rebaptisées « glyphosate », « acétamipride » ou « cuvée ministère du cancer ». Proposer un verre de (faux) pesticide avant de discuter et réfléchir ensemble, c’est un moyen de briser le silence et le déni avec humour. On en a bien besoin !

  • Prépare des boissons (ou achète-les), colle dessus des étiquettes marquées/dessinées « glyphosate », « acétamipride », « Château XXX » (nom d’un·e ministre, député·e, sénateur·rice ou syndicat agricole allié·e du cancer), « cuvée ministère du cancer »…
  • Invite des proches : voisin·es, collègues, famille, ami·es, membres d’une association.
  • Imprime des tracts Cancer Colère pour lancer la discussion.
  • Quelques petits trucs à manger feront aussi du bien — histoire de faire passer les pesticides.

Ensemble, profitez de ce moment pour vous informer, débattre de vos pollutions locales et réfléchir à des actions concrètes à mener ensemble.

1 demi-journée
1 demi-journée

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Tu peux organiser un tractage collectif

Avec une ou deux personnes de ton entourage, tu peux tracter sur un marché, devant un supermarché ou un hôpital, et faire circuler la parole.

En pratique

  • Imprime des flyers sur cancercolere.org > ressources > outils en libre accès > visuels > tracts.
  • Repère 2 informations sur le tract qui te parlent particulièrement : chiffres, phrases choc, exemples concrets.
  • Va à la rencontre de petits groupes, tract bien visible à la main. Partage les 2 infos que tu as choisies et demande simplement : « Vous en pensez quoi ? ».
  • Si des personnes te demandent comment agir, parle-leur de ce manuel d’outillage et propose de rejoindre la mobilisation citoyenne ou de soutenir Cancer Colère.
  • Un QR Code est présent sur chaque tract — il mène à ce manuel d’outillage : tu peux proposer aux personnes de le scanner avec leur téléphone.
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Tu peux visiter une ferme près de chez toi

Malades et paysan·nes, nous avons les mêmes adversaires : les industriels de l’agriculture et de la chimie — et les politiques qui les soutiennent.

En pratique

Aller à la rencontre des paysan·nes qui sont menacé·es de disparition par les industriels de l’agriculture, c’est aussi créer du lien, les soutenir et leur montrer qu’on ne les vise pas.

Repère une ferme près de chez toi ouverte aux visites. Propose à quelques proches de t’accompagner.

1 journée
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Tu peux imaginer une action collective

C’est le nombre qui fait notre force ! Si tu es motivé·e, tu peux organiser un rassemblement (même modeste) pour dénoncer l’empoisonnement généralisé. 1h suffit pour coller la honte.

Sit-in ou marche de la honte

  • Rassemblez-vous entre personnes motivées (minimum 5) pour un sit-in d’une heure ou une marche.
  • Choisissez le lieu ou un parcours en rapport avec les responsables de notre empoisonnement : siège d’un grand groupe, site de production de pesticides, institution publique etc.
  • Chaque personne fabrique un carton avec le nom de sa maladie, son âge (ou ceux d’un·e proche disparu·e, ou que l’on accompagne dans la maladie) et une pancarte « stop pesticides » ou un autre message.

Tu peux prendre une photo et la diffuser sur tes réseaux sociaux.

Stand

Montez un stand dans une manifestation sportive / festive / locale avec des tracts Cancer Colère. Rapprochez-vous d’une antenne locale pour récupérer des affiches.

Pour commencer ? C’est tout de suite !

🎤 Guide pour interpeller un·e élu·e ou candidat·e à la présidentielle

Ils et elles ne sont pas nos patron·nes mais nos représentant·es : ils et elles nous doivent des comptes sur la santé publique et tous les enjeux qui concernent 100 % de la population. Ils et elles refusent d’entendre les milliers de scientifiques et nos millions de voix. Alors, ils et elles vont nous entendre à chaque déplacement de leur campagne électorale. L’objectif : démasquer leurs mensonges et leur coller la honte de nous empoisonner.

En suivant quelques règles, on s’assure de rester digne et légitime :

1

On interpelle une fonction sociale (député·e, sénateur·rice, ministre, etc.), pas une personne. Notre force ? Leur mettre la réalité de leurs actes sous le nez face au public et devant les médias suffit. (Pas d’insultes, qui les ferait passer pour des victimes : le comble !)

2

On interpelle sur la base d’actes vérifiés : si cet élu a voté pour la loi Duplomb, pour la Loi d’urgence agricole, contre la loi de protection contre le cadmium…

3

Pour vérifier les votes de ses député·es / sénateur·rices, tu peux aller sur les sites du Sénat et de l’Assemblée nationale.

4

L’appartenance à un groupe politique du centre, des droites ou de l’extrême-droite est un très bon indicateur : c’est affolant, mais ces partis ont en commun de soutenir les industriels de l’agriculture, de refuser de protéger l’eau potable et de refuser d’écouter les scientifiques.

5

On pose une question ouverte, à laquelle on ne peut pas répondre par oui ou par non.

Par exemple

« Votre parti politique est l’allié du cancer, refuse de protéger l’eau potable et encourage les pesticides : comment le justifiez-vous ? »

« Votre parti politique vote des lois qui donnent carte blanche aux industriels pour utiliser des pesticides interdits : quelle santé publique défendez-vous ? »

« Vous et votre parti, vous soutenez les lois pesticides à 100 %. Que dites-vous aux parents d’enfants malades, de plus en plus nombreux ? »

✊ 3 octobre 2026 — Stop Pesticides

3
oct.
2026

Mobilisation internationale · manifestation + fête paysanne

📍 Saint-Pierre-la-Garenne (Eure) · 🕛 à partir de 12h

Si les malades participent en nombre, c’est que c’est ouvert à toutes et tous ! Embarque deux ou trois proches et rejoignez-nous. Montrons aux allié·es du cancer que nous sommes nombreux·ses : ils et elles craignent notre colère.

À l’appel de la Confédération paysanne, Cancer Colère, le CSVPO et les Soulèvements de la terre.

🚀 Tu peux contacter un groupe local Cancer Colère

En un an, des citoyen·nes ont monté plus de 40 antennes locales en France hexagonale, en Belgique et en Italie. 25 d’entre elles sont joignables directement sur notre carte.

Nous te proposerons d’autres actions comme l’organisation de rencontres, la mise en lumière d’un cluster autour de chez toi etc. Nous pourrons aussi t’aider à identifier des collectifs qui préparent d’ores et déjà des actions près de chez toi.

Trouver mon antenne Cancer Colère

Tu as des sous ? Tous les collectifs citoyens et les médias indépendants ont besoin de soutien financier pour agir : même 1 €, ça fait avancer la lutte. Soutenir Cancer Colère.

Cancer Colère est un collectif de malades, ex et futur·es malades du cancer — mais aussi de personnes endeuillé·es et d’aidant·es, qui dénoncent les causes structurelles du cancer : les pesticides et les inégalités sociales.

Ce sont des choix politiques qui ont fait du cancer une épidémie. Un monde sans pesticides est possible : il ne manque que la volonté et le courage politiques. À nous de l’obtenir.

Nous sommes des millions.