📕 Le manuel complet, 24 pages — édition automne 2026
Deux versions à télécharger : page à page pour le lire ou l’imprimer simplement, et livret A5 pour fabriquer des livrets pliés et agrafés.
Le collectif Cancer Colère a conçu ce manuel pour proposer des idées d’actions à réaliser de chez soi et autour de chez soi, seul·e ou avec des proches, ami·es, collègues. Joyeuses et déterminées, elles sont classées par temps passé : tu peux y trouver un point de départ pour te mettre en mouvement en 5 minutes ou 1 heure et impliquer d’autres personnes. Des tracts et des affiches sont également en libre accès pour diffuser une information fiable et vérifiée.
🧭 Défendre notre santé et notre eau potable contre les pesticides et ceux qui nous les imposent ?
C’est possible si nous agissons ensemble.
Nous sommes toutes et tous concerné·es directement ou à travers des proches par l’explosion des cancers et des maladies chroniques (Parkinson, diabète…) mais aussi infertilité, troubles du développement chez l’enfant etc. Le nombre de malades du cancer a doublé depuis les années 1990, 6 cancers sont en nette progression chez les 15 à 39 ans, la France détient le record mondial de cancer du sein(1).
Le cancer est considéré par de nombreux scientifiques comme une épidémie(2) parce que son incidence progresse dans toutes les catégories d’âge. La réalité des services oncopédiatriques des hôpitaux est différente des chiffres officiels (2 500 enfants malades chaque année et 500 décès) : les médecins ne savent plus où mettre les petit·es malades.
Enfin, les dépenses de l’Assurance Maladie liées au cancer menacent d’effondrement notre système de santé et notre Sécurité Sociale : sur la seule année 2023, c’est 27 milliards d’euros de dépenses — en augmentation hors de contrôle selon la Cour des comptes(3). Sans compter l’extrême détresse des soignants face à l’afflux et au tri des malades.
Pourtant, des milliers de chercheurs, pédiatres, cancérologues, toxicologues, sage-femmes mais aussi la justice française(4) et le Conseil national de l’Ordre des médecins alertent sur les dommages causés par les pesticides : présents partout — dans l’air, les sols, l’eau et dans nos cellules — ces toxiques détraquent tous les êtres vivants.
À l’encontre de l’intérêt général, les lois favorisent uniquement les industriels de l’agriculture qui parviennent à orienter les politiques publiques à leur avantage, ce qui fragilise et fait disparaître des modes de production sains et notre possibilité de guérison. Ces multinationales imposent leurs pesticides et autres produits de synthèse aux agriculteurs, qui doivent y recourir pour rester compétitifs. Pris en étau, ils doivent ensuite vendre leur production aux prix fixés par ces firmes.
🚜 La colère des malades rejoint la colère agricole : nous avons les mêmes adversaires
Le constat est sans appel
Une majorité de législateurs aggravent l’urgence sanitaire et mettent toute la population en danger. Plutôt que de nous protéger, les député·es et sénateur·ices du centre, des droites et de l’extrême-droite votent des lois qui donnent carte blanche aux industriels pour nous empoisonner. Les preuves de cette complicité s’accumulent et sont factuelles :
- Que font les pouvoirs publics contre la pollution de 92 % des stocks d’eau potable au TFA, un PFAS classé toxique pour la reproduction ? → Rien.
- La surcontamination de la population française au cadmium due aux engrais agricoles ? → La loi de prévention est rejetée par le Sénat.
- La protection des points de captage d’eau potable des pesticides ? → Refus de ces partis de faire passer au vote la loi Raux qui la proposait.
- Autoriser les pesticides de manière illimitée sans possibilité de retrait même en cas de toxicité avérée ? → C’est la directive Omnibus au niveau européen, en passe d’être votée d’ici fin 2026 par ces mêmes partis politiques.
Pourtant, défendre la santé, le monde paysan et l’eau potable, ce n’est pas une affaire d’opinion politique : tout le monde est concerné par ces biens communs.
Les multinationales de la chimie produisent à la fois des pesticides, des semences agricoles, des armes chimiques… et même des traitements contre le cancer ! Elles prospèrent sur le brevetage du vivant, l’agriculture, les maladies et les guerres.
Un cercle de l’empoisonnement s’est mis en place au sein de notre démocratie pour mieux l’étouffer : ces entreprises fabriquent des produits toxiques ensuite déployés par les industriels de l’agriculture. Ceux-ci obtiennent des permis de polluer ahurissants des mains d’une majorité de législateurs, souvent en détournant le processus démocratique pour éviter le débat public — car aucun argument autre que les profits ne justifie leurs politiques. Puis, nos corps malades rapportent de l’argent(5).
Cancer Colère dénonce ces crimes sociaux accomplis en toute conscience par les élu·es et partis politiques du centre, des droites et de l’extrême-droite. Leur vote installe une menace chimique bien réelle avec les lois agricoles et donc des maladies et des drames dans presque chaque famille française. « Guérir du cancer » est un mythe : la maladie précarise, fragilise, foudroie. On y survit ou on en meurt.
✊ Alors… ripostons !
Cancer Colère l’a compris : ces élu·es nous craignent. Ils craignent notre colère légitime. Ils ne sont pas nos patron·nes mais nos représentant·es : c’est notre droit de leur faire honte de soutenir les industriels plutôt que la population entière. Nous sommes des millions de colères, de malades et d’endeuillé·es : notre force, c’est notre nombre.
Mettons-nous en action pour défendre ce qui nous est commun : nous buvons toutes et tous la même eau et personne ne veut que l’avenir des enfants soit la chimio. Ensemble, sortons de la solitude, de l’impuissance et de la culpabilité.
Parce que nous avons une très sérieuse envie de vivre, Cancer Colère exige l’arrêt immédiat des pesticides et la transformation profonde du modèle agricole vers des pratiques d’agroécologie, financée massivement par l’État. Les aides publiques doivent favoriser en priorité des modes de production respectueux de la terre et des personnes qui la travaillent et permettre aux agriculteur·ices de sortir du « système pesticides » dont elles et ils sont les premières victimes.
La santé et les pesticides ne sont pas une affaire d’opinion
Rappelons-le haut et fort aux partis politiques. La campagne présidentielle s’ouvre : c’est à chacun·e d’entre nous d’interpeller les candidat·es et les élu·es qui les soutiennent. C’est notre droit. C’est une nécessité. Un guide te donnera quelques astuces : forçons les allié·es du cancer en campagne électorale à admettre publiquement qu’ils nous mettent en danger et méprisent notre santé, à répondre de leurs choix sur la santé publique.
Si chacun·e de nous prend une journée d’ici mai 2027 pour contribuer à la défense de la santé publique, ça fera des millions de journées ! Ensemble, nous allons peser sur le débat public et prouver que le cancer et les pesticides ne sont pas une fatalité. Nos colères vont secouer la campagne présidentielle. Publiquement. Partout.
Agir, même 5 minutes. Ça fait du bien à l’âme, en éloignant la peur et la solitude pour retrouver la force et la solidarité.
En action, nos millions de colères sont puissantes.
Force à vous toutes et tous.
Le collectif Cancer Colère
Sources
- INCa, « L’Institut national du cancer publie les dernières données en cancérologie dans son Panorama édition 2024 », mis à jour le 26 septembre 2024.
- Revue Nature (2022) : nature.com/articles/s41571-022-00672-8
- Assurance Maladie, data pathologies (11 juillet 2025) et Cour des comptes, « La Sécurité sociale. Rapport sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale », chapitre VI, mai 2024.
- Suite au constat de leur extrême toxicité pour l’environnement, la justice condamne l’État pour non-respect de la loi dans l’autorisation des pesticides : cf. arrêt de la cour d’appel de Paris du 3 septembre 2025.
- Plus d’infos : cancercolere.org > ressources > outils en libre accès > visuels > tracts > liens pesticides et maladies
📕 Imprimer et faire circuler le manuel
Le manuel existe en deux versions. Même contenu, deux usages : choisis celle qui correspond à ce que tu veux en faire.
📄 Version page à page
Pour lire le manuel à l’écran, l’envoyer par mail ou par message, ou l’imprimer simplement sur n’importe quelle imprimante.
Les 24 pages s’affichent deux par deux, dans l’ordre de lecture, comme un livret ouvert. Imprime-le tel quel sur papier A4, en paysage, en recto (12 feuilles) ou en recto-verso (6 feuilles) : aucun réglage particulier.
📕 Version livret A5
Pour fabriquer de vrais petits livrets A5 de 24 pages, pliés et agrafés, à glisser dans une poche ou à déposer dans les salles d’attente. Il suffit de 6 feuilles A4.
Les pages sont déjà placées dans l’ordre du pliage : à l’écran, elles semblent dans le désordre, c’est normal !
- Dans la fenêtre d’impression : papier A4, recto-verso, retournement sur les bords courts, orientation paysage (ou automatique), taille réelle.
- Ne coche pas les options « livret » / « brochure » ni « 2 pages par feuille » : le fichier est déjà mis en page.
- Garde les feuilles dans l’ordre : la couverture à l’extérieur, la double page 12-13 (l’affiche) au centre.
- Plie le paquet en deux et agrafe au milieu, sur le pli : ton livret A5 est prêt !
La fiche d’instructions montre, feuille par feuille, quelles pages se retrouvent au recto et au verso.
Astuce : fais d’abord un essai avec une seule feuille pour vérifier le sens du recto-verso avant de lancer toute l’impression.
Faire circuler le manuel
Un exemplaire dans la poche, c’est un exemplaire qui circule. Dépose-en dans les salles d’attente, les présentoirs à l’hôpital, les locaux associatifs, les bibliothèques. Le QR code présent sur nos affiches et nos tracts mène à ce manuel, dans sa version mise à jour et enrichie.
5 minutes
5 minutes
Tu peux écrire une carte postale « Vous êtes l’allié·e du cancer ! »
C’est le moment de le rappeler à un·e ministre, député·e, sénateur·rice ou candidat·e à la présidentielle.
Tu trouves une vieille carte postale qui traîne, tu en fabriques une avec un carton à pizza ou tu l’imprimes sur le site de cancercolere.org (ressources > outils en libre accès > visuels > carte postale).
Tu écris ton message en grand, pour rendre honteux·se son ou sa destinataire devant un maximum de ses collègues. Le message reste digne et factuel.
Exemples : Vous choisissez les profits des industriels avant la santé des enfants ? Nous vous aiderons à démissionner puisque vous êtes indigne de votre mission (cf. votre charte d’éthique). · Nous buvons tous la même eau : l’empoisonner, c’est criminel. Vous avez choisi votre camp : vous devrez l’assumer publiquement. Comptez sur moi. · Vous êtes l’allié·e du cancer et nous le ferons savoir.
Tu choisis de signer de ton prénom et d’indiquer ta ville, ou pas. Tu choisis le ou la destinataire : ce n’est pas ça qui manque !
Variantes pour que leur honte soit publique :
- Prendre en photo ta carte postale pour la publier sur les réseaux sociaux avec les mentions #cancercolere et @cancercolere pour qu’on repartage.
- Suggérer cette action à tes proches et organiser un apéro « guérilla de la carte postale » avec eux. Et bim, photo et publication !
- Écrire ton message sur une pancarte et la déposer devant une permanence d’élu·e / de parti politique, ou la brandir lors d’un rassemblement ou de la venue d’un·e représentant·e politique près de chez toi.
Cher sénateur X, vous avez voté pour les pesticides ? Prenez aussi mes métastases. Merci et j’espère vous croiser vite pour vous le dire de vive-voix.
Fleur (de Paris)
Chère députée X, j’ai bien noté que vous mentez sans honte sur la santé et les cancers à l’Assemblée nationale : je m’arrangerai pour qu’on puisse échanger publiquement sur le sujet lors d’un de vos déplacements.
Bien à vous, Morgane (Quimperlé)
- Sur le site de l’Assemblée nationale, tu as la liste des député·es qui ont voté pour la Loi Duplomb : c’est un bon indicateur. assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/2957
- Sur le site du Sénat, tu trouveras la liste des sénateur·rices qui ont voté pour la Loi d’urgence agricole : un très bon indicateur aussi — car ils sont des alliés zélés du ministère de l’Agriculture et des industriels. senat.fr/scrutin-public/2025/scr2025-327.html
Tu es sur les réseaux sociaux ?
Découvre, suis les actualités, rejoins ou soutiens celles et ceux qui défendent la santé publique (listes non exhaustives : pardon à celles et ceux qu’on a oublié·es).
Le monde paysan, qui incarne notre guérison : Solidarité paysans, La Confédération paysanne (et son collectif de soutien citoyen les Ami·es de la Conf’), l’Atelier paysan, les Soulèvements de la terre…
Les collectifs citoyens : Collectif en soutien aux victimes des pesticides de l’ouest (CSVPO), Stop aux cancers de nos enfants, PFAS contre terre, Diasporas Solidaires avec les victimes de l’empoisonnement colonial (DSAVEC), Avenir Santé Environnement, Vietnam Dioxine, Association accueil agricole et artisanal (A4), Cancer Colère, Extinction Rébellion (XR), Les Coquelicots etc.
Les collectifs de soignant·es : Alerte Médicale sur Les Pesticides et perturbateurs endocriniens (AMLP), Assemblée pour des soins antiracistes et populaires (ASAP), Alliance Santé Planétaire (ASP).
Les médias indépendants qui diffusent une information fiable et luttent contre la désinformation sur la santé et les pesticides : Vert le média, Blast, Reporterre, Basta Mag, Splann, Médiapart, Vakita, La Relève et la peste, Disclose, Frustration, La Fabrique des soignants… Et les articles de Stéphane Foucart, Stéphane Mandard et Stéphane Horel sur les pesticides et les PFAS dans Le Monde.
Les acteurs du soin populaire et citoyen : le Planning familial, l’Observatoire féministe des violences médicales (Obsmed), les Dévalideuses (le collectif féministe qui démonte les idées reçues sur le handicap) et les associations d’usagers par type de maladie (à chercher sur internet).
Tu t’interroges sur la qualité de ton eau ? Tu as raison !
L’eau du robinet comme l’eau en bouteille méritent qu’on aille y regarder de près.
- L’eau du robinet : va jeter un œil sur la carte de pollution des eaux sur le site de Générations Futures et parles-en à tes voisin·es — dansmoneau.fr
- L’eau en bouteille n’est pas épargnée et largement contaminée aux micro-plastiques — « Nous buvons du plastique »
Pour exprimer ta colère sans ouvrir la bouche : fabrique ton t-shirt Cancer Colère
Un vieux t-shirt, un vieux pot de peinture et un pinceau : tu peux peindre CANCER COLÈRE devant, derrière.
Ça fait une nouvelle tenue à porter au sport, lors d’une course organisée par Octobre Rose Crade, au marché ou à l’hôpital. Notre nom frappe les esprits et le mot « colère » résonne : crois-nous, des gens sont interpellés et la discussion s’ouvre.
Tu peux imprimer un tract Cancer Colère et le diffuser
Les élu·es et membres du gouvernement piétinent les faits scientifiques pour préserver leur « système pesticides » ? Informons notre entourage !
Pour transformer le monde agricole, arrêter les pesticides et protéger notre santé et l’eau, il est nécessaire de faire face à la réalité. Ces tracts contiennent des chiffres et données fiables, factuelles et sourcées, qu’il est crucial de diffuser autour de nous.
Ils sont téléchargeables sur cancercolere.org > nos tracts. Tu en choisis un et tu l’imprimes en plusieurs exemplaires (ou demande à quelqu’un qui a les moyens de le faire gratuitement).
Tu peux les glisser dans les boîtes aux lettres (autour de chez toi ou dans un autre quartier), les donner aux professionnel·les de santé (pédiatre, médecin, oncologue, sage-femme, infirmière…), dans ton association de rando ou de kick-boxing, à la salle de sport, en réunion de parents d’élèves etc. Tu peux aussi les scotcher dans les toilettes (au travail, à l’hôpital, dans un cabinet médical, dans ton association…). Ou les mettre dans les présentoirs à l’hôpital.
Au menu des tracts ?
- l’épidémie de cancer (disponible)
- l’eau potable (septembre 2026)
- les cancers pédiatriques (septembre 2026)
- les liens entre pesticides et maladies (septembre 2026)
- le cancer du sein (octobre 2026)
- les inégalités sociales et la Sécurité sociale en danger (janvier 2027)
- quel parti/candidat·e a voté pour ou contre les lois sur les pesticides, la santé et l’eau potable ? (février 2027)
✉️ Quelques adresses
- Assemblée nationale (député·e X) — 126 rue de l’Université, 75007 Paris
- Sénat (sénateur·rice X) — 15 rue de Vaugirard, 75006 Paris
- Matignon — Monsieur le Premier ministre, 57 rue de Varenne, 75007 Paris
- Ministère de l’Agriculture — Madame la ministre, 78 rue de Varenne, 75007 Paris
- Ministère de la Santé — Madame la ministre, 14 avenue Duquesne, 75350 Paris 07
- Il y a aussi les permanences locales de tes élu·es !
1 heure
1 heure
On l’aura compris, le Sénat est l’allié du cancer (dans sa majorité)
Piétinant sa charte d’éthique, il aggrave les lois agricoles qui nous empoisonnent et rejette celles qui protègent notre santé.
Ça peut changer très bientôt : le·la maire et le conseil municipal de ta ville vont voter aux élections sénatoriales le 27 septembre 2026 pour le renouvellement de la moitié des sénateurs. Ce vote est crucial et doit soutenir l’intérêt général.
Interpelle tes élus locaux en leur envoyant un mail d’alerte et de soutien. Mais pour que cela fonctionne, la pression doit être publique : tu peux aussi encourager quelques voisin·es pour vous rassembler devant la Mairie avec des messages écrits sur des pancartes, un soir de réunion à la mairie. Vous pouvez prévenir votre journal local de votre rassemblement.
Ton enfant va dans une école située à proximité de cultures intensives ?
Tu peux informer et communiquer ta colère auprès de la direction de l’établissement et des autres parents.
Tape « carte pression pesticides écoles le monde » sur internet et tu arriveras sur la cartographie (datée du 18 décembre 2025, en accès libre) établie par le journal Le Monde avec un collectif de chercheurs : elle répertorie écoles, collèges et lycées en fonction de leur proximité avec des parcelles agricoles où des pesticides sont utilisés. Près d’1 établissement sur 4 est soumis à une « pression forte ».
Vérifie où se situe l’établissement de ton enfant. En fonction des résultats, tu peux en parler aux autres parents, à la direction et diffuser cette cartographie et le tract « cancers pédiatriques » (nos tracts).
Pour avoir des arguments et des pistes d’action, télécharge, imprime et diffuse le « kit d’alerte parents » (fiches argumentaires), bientôt disponible.
Pour libérer la parole, tu peux faire entendre ta réalité sur le cancer
Ta parole est une arme contre la désinformation sur le cancer et les pesticides, et contre la culpabilité.
Envoie ton témoignage de malade, ex ou futur·e malade, aidant·e, endeuillé·e ou angoissé·e par la maladie via la rubrique « Témoignages » sur cancercolere.org > témoigner.
Ce n’est pas à nous d’avoir honte d’être malades mais aux politiques qui sèment la maladie avec leurs lois. Parler, c’est repousser la peur et se sentir connecté·e à des milliers d’inconnu·es et de colères : c’est thérapeutique.
Informe ton médecin sur les causes professionnelles du cancer
Souvent, ils et elles ne sont pas informé·es sur les causes professionnelles du cancer.
Des professionnel·les de santé de l’AMLP (alerte médicale sur les pesticides) et le collectif CSVPO (collectif en soutien aux victimes des pesticides de l’ouest) ont rédigé un courrier : c’est un guide pour poser les bonnes questions, repérer les liens possibles entre le travail, les produits utilisés (dont les pesticides) et les symptômes, puis engager, si besoin, une démarche de reconnaissance en maladie professionnelle.
Télécharge ce courrier sur cancercolere.org > ressources > visuels > lettre d’info maladies pros, ou sur victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr. Imprime-le et remets-le à ton·ta médecin traitant lors d’une consultation, ou envoie-le par email ou courrier postal avec un mot simple du type : « Je vous transmets ce modèle de courrier pour faciliter l’identification des situations de maladie professionnelle chez vos patient·es. »
Bon à savoir : quand une maladie est reconnue « maladie professionnelle », ce n’est pas la Sécurité sociale qui paie les traitements, mais les cotisations des employeurs. Il est essentiel de se battre pour faire reconnaître les maladies professionnelles, pour peser sur les décideurs politiques et sortir de la honte de la maladie.
Tu peux faire circuler les ordonnances vertes
Elles permettent à toutes les femmes enceintes d’accéder gratuitement à des paniers de fruits et légumes bio. C’est un projet d’utilité publique !
Tape « ordonnance verte AMPL » sur internet. Tu tomberas sur la page qui donne des explications sur la marche à suivre.
Tu peux télécharger le flyer explicatif et l’envoyer par mail ou le remettre directement à ton ou ta pédiatre, sage-femme, gynéco ou médecin généraliste ainsi qu’au maire de ta ville et à ses adjoints — en exigeant une réunion publique à ce sujet en présence de paysan·nes bio, pédiatres, parents etc.
Collons des affiches Cancer Colère dans tous les WC de France
On va leur en mettre plein les murs ! Il n’y a pas de caméra de surveillance et c’est un endroit où on peut prendre le temps de s’informer.
Récupère de grandes affiches auprès du groupe local Cancer Colère le plus proche (qui sommes-nous ? > nos antennes), ou télécharge et imprime en A3 ou A4 celle qui te parle sur cancercolere.org > nos affiches.
Colle-la sur la porte intérieure des WC ou près des lavabos. Toilettes de bar, hôpital ou lieu de travail. Tu peux aussi en mettre dans les locaux de ton association, ton immeuble, un cabinet médical ou une bibliothèque.
Un QR code sur l’affiche permet aux gens de le prendre en photo avec leur téléphone : il mène à ce manuel, dans une version mise à jour et enrichie. Ces affiches vont réunir encore plus de colères !
À l’occasion d’Octobre Rose Crade, dénonce cette campagne de « cancerwashing »
Organisée par des industriels et les pouvoirs publics pour ne jamais questionner les causes du cancer du sein.
Ils nous demandent d’accepter la maladie sans broncher alors que la France est championne du monde du cancer du sein : rien n’est fait pour diminuer les risques avérés (travail de nuit, rayonnements ionisants, contact avec des produits toxiques qui perturbent le système hormonal etc.) ni pour le reconnaître comme maladie professionnelle.
De plus, Octobre Rose Crade est financé par des multinationales qui vendent des produits toxiques qui nous rendent malades, mais aussi grâce à des collectes réalisées par des industriels de l’agriculture : cette sinistre blague doit cesser. La moitié de la population est à risque. On nous demande de nous taire et d’être reconnaissante ? Nous allons crier notre colère.
Tu peux télécharger, imprimer et diffuser le tract sur le cancer du sein « Octobre Rose Crade » (disponible en octobre sur cancercolere.org > nos tracts, rubrique cancer du sein).
Tu peux le coller sur des affiches Octobre Rose à l’hôpital, au travail, dans un cabinet médical… pour montrer la réalité de ce cancer.
Tu peux organiser un « apéricide »
Qui peut refuser une invitation à un apéricide ? Personne, parce que la curiosité est trop forte 🙂
Organiser un apéricide, c’est parler de pesticides en buvant des boissons rebaptisées « glyphosate », « acétamipride » ou « cuvée ministère du cancer ». Proposer un verre de (faux) pesticide avant de discuter et réfléchir ensemble, c’est un moyen de briser le silence et le déni avec un peu d’humour (c’est pas de refus).
- Prépare des boissons (ou achète-les), colle dessus des étiquettes marquées/dessinées « glyphosate », « acétamipride », « Château XXX » (nom d’un·e ministre, député·e, sénateur·rice, élu·e local·e ou syndicat agricole allié·e du cancer), « cuvée ministère du cancer »…
- Invite des proches : voisin·es, collègues, famille, ami·es, membres d’une association.
- Imprime des tracts Cancer Colère sur cancercolere.org > nos tracts pour lancer la discussion.
- Quelques petits trucs à manger feront aussi du bien — histoire de faire passer les pesticides.
Ensemble, profitez de ce moment pour vous informer, débattre de vos pollutions locales et réfléchir à des actions concrètes à mener ensemble.
Fabrique ton étendard !
Pour brandir ta colère de la maladie, de l’inaction politique et du chagrin d’avoir des proches disparus ou à l’hôpital.
C’est un carton d’au moins 30 cm de hauteur par 60 cm de longueur. On y inscrit prénom, maladie et âge (décès ou apparition de la maladie : la sienne, celle d’un·e proche). On colle et scotche solidement une « bague » large en carton derrière pour le porter à l’avant-bras, comme un bouclier.
Pendant un rassemblement, au signal, nous levons toutes et tous les bras avec nos étendards, le nôtre et celui d’un·e proche disparu·e ou à l’hôpital. Si nous sommes 10, 1 000 ou 10 000 personnes à lever notre étendard, qui pourra rester de marbre face à cette vague de colère ?
1 demi-journée
1 demi-journée
Tu peux organiser un tractage collectif
Avec une ou deux personnes de ton entourage, tu peux tracter sur un marché, devant un supermarché ou un hôpital, et faire circuler la parole.
- Imprime des flyers sur cancercolere.org > nos tracts.
- Repère 2 informations sur le tract qui te parlent particulièrement : chiffres, phrases choc, exemples concrets.
- Va à la rencontre de petits groupes, tract bien visible à la main. Partage les 2 infos que tu as choisies et demande simplement : « Vous en pensez quoi ? ».
- Si des personnes te demandent comment agir, parle-leur de ce manuel d’outillage et propose de rejoindre la mobilisation citoyenne ou de soutenir Cancer Colère.
- Un QR Code est présent sur chaque tract — il mène à ce manuel d’outillage : tu peux proposer aux personnes de le scanner avec leur téléphone pour qu’elles le découvrent au calme chez elles.
1 journée
1 journée
Tu peux imaginer une action collective
C’est le nombre qui fait notre force ! Si tu es motivé·e, tu peux organiser un rassemblement (même modeste) pour dénoncer l’empoisonnement généralisé. 1 heure suffit pour coller la honte.
- Rassemblez-vous entre personnes motivées (minimum 5) pour un sit-in d’1 heure (on peut aussi s’allonger par terre : die-in) ou une marche.
- Choisissez le lieu ou un parcours en rapport avec les responsables de notre empoisonnement : siège d’un grand groupe, site de production de pesticides, institution publique etc.
- Chaque personne fabrique son « étendard Cancer Colère ». Et une pancarte « stop pesticides » ou un autre message.
- Tu peux prendre une photo et la diffuser sur tes réseaux sociaux.
Important : renseigne-toi sur les conditions d’autorisation d’un rassemblement. N’oublions pas que la maladie ne nous protège pas de la répression.
Stand
Montez un stand dans une manifestation sportive / festive / locale avec des tracts Cancer Colère. Rapprochez-vous d’une antenne locale pour récupérer des affiches.
Pour commencer ? C’est tout de suite ! Tu peux découper et coller une affiche quelque part près de chez toi : choisis la face qui te parle !
🎤 Guide pour interpeller un·e élu·e ou candidat·e à la présidentielle
Forçons-les à assumer publiquement qu’ils piétinent notre santé. Ce ne sont pas nos dirigeant·es mais nos représentant·es : ils et elles nous doivent des comptes sur leur gestion effarante de la santé publique, de l’eau et du monde paysan. Ces enjeux concernent 100 % de la population.
Ils piétinent leur charte éthique et l’intérêt général. Ils refusent d’entendre les milliers de scientifiques et nos millions de voix. Alors, ils et elles vont nous entendre à chaque déplacement de leur campagne électorale. Notre objectif : être des millions à leur coller la honte publiquement de nous empoisonner. Et démasquer leurs mensonges. Ce n’est pas une question d’opinion politique mais de (sur)vie.
En observant quelques règles, on s’assure de rester digne et légitime :
On interpelle une fonction sociale (député·e, sénateur·rice, ministre, etc.), pas une personne. Notre force ? Leur mettre la réalité de leurs actes sous le nez face au public et devant les médias suffit. (Pas d’insultes, qui les ferait passer pour des victimes : le comble !)
On interpelle sur la base d’actes vérifiés : si cet élu a voté pour la loi Duplomb, pour la Loi d’urgence agricole, contre la loi de protection contre le cadmium, pour un projet local polluant…
Pour vérifier les votes de ses député·es / sénateur·rices, tu peux aller sur les sites du Sénat et de l’Assemblée nationale.
L’appartenance à un groupe politique du centre, des droites ou de l’extrême-droite est un très bon indicateur : c’est affolant, mais ces partis ont en commun de soutenir les industriels de l’agriculture, de refuser de protéger l’eau potable et d’écouter les alertes des scientifiques.
On pose une question ouverte, à laquelle on ne peut pas répondre par oui ou par non.
Par exemple
« Votre parti politique est l’allié du cancer, refuse de protéger l’eau potable et encourage les pesticides : comment le justifiez-vous ? »
« Pour enrayer l’explosion des cancers en France, vous votez pour les lois pesticides contre l’avis du Conseil de l’ordre des médecins et de milliers de chercheurs, pédiatres et oncologues. Comment le justifiez-vous ? »
« Vous et votre parti, vous soutenez les lois pesticides à 100 %. Que dites-vous aux parents d’enfants et de jeunes malades du cancer, de plus en plus nombreux ? »
« Votre parti politique soutient les pesticides : quelle santé publique défendez-vous ? »
« En France, des multinationales fabriquent à la fois des pesticides et des traitements contre le cancer : quelle est votre position sur ce sujet ? »
📊 Rappel infos / chiffres
Le nombre de malades du cancer a doublé en France depuis 1990
Source : INCa, Panorama des cancers en France, édition 2024.
On ne peut plus douter du lien entre pesticides et maladies
Selon le communiqué du Conseil national de l’Ordre des médecins — lire le communiqué.
La France détient le record mondial du cancer du sein
6 cancers sont en nette progression chez les 15 à 39 ans (chiffres Santé publique France, mars 2025).
La firme Bayer-Monsanto fabrique le glyphosate…
… et aspire à entrer dans le top 10 des entreprises mondiales de médicaments contre le cancer. Source : Zoey Becker, « Bayer’s Oncology Business Looks to Collect $10B in Sales by 2030, Exec Says », Fierce Pharma, 24 janvier 2023.
La firme BASF fabrique des PFAS…
… et développe des composants de pointe dédiés aux médicaments contre le cancer. Source : BASF, « Functional Solutions for Oncology Pharmaceuticals ».
✊ 3 octobre 2026 — Stop Pesticides
oct.
2026
Mobilisation internationale · manifestation + fête paysanne
📍 Saint-Pierre-la-Garenne (Eure) · 🕛 à partir de 12h
Si les malades participent en nombre, c’est que c’est ouvert à toutes et tous ! Embarque des proches et rejoignez-nous. Apportez votre étendard Cancer Colère. Montrons aux allié·es du cancer que nous sommes nombreux·ses : ils et elles craignent notre colère légitime.
Les pesticides tuent, de plus en plus et depuis bien trop longtemps. Le 3 octobre 2026, nous, paysans et paysannes, travailleurs et travailleuses agricoles, personnes malades et habitantes de territoires contaminés convergerons vers le site de Syngenta à Saint-Pierre-la-Garenne, dans l’Eure. Nous y appelons à une manifestation massive pour dénoncer les ravages de l’industrie agrochimique et obtenir la mise à l’arrêt de ce site majeur et emblématique de l’impunité dont bénéficient ces multinationales. Simultanément, des mobilisations auront lieu sur plusieurs autres continents pour dire « Pesticides, Syngenta, ni ici ni ailleurs ! »
Pourquoi arrêter ce site de Syngenta ?
- un site qui contamine durablement
- la santé des salarié·es est menacée
- interdits ici, leurs produits sont vendus ailleurs
- la captation des semences
- un secteur organisé en oligopole
- un chantage à l’emploi (menace de délocalisation)
Manif’ et fête : parce que face aux industries de la mort, nous partageons une très sérieuse envie de vivre, notre mobilisation débordera de sons et de couleurs. Une grande fête paysanne aura lieu le samedi soir à l’issue de la manifestation.
À l’appel de la Confédération paysanne, Cancer Colère, le CSVPO (collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest) et les Soulèvements de la terre. Avec le soutien d’organisations syndicales, paysannes, décoloniales, écologistes, culturelles…
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En un an, des citoyen·nes ont monté plus de 40 antennes locales en France hexagonale, en Belgique et en Italie.
Nous te proposerons d’autres actions comme l’organisation de rencontres publiques, la mise en lumière d’un cluster autour de chez toi etc. Nous pourrons aussi t’aider à identifier des collectifs qui préparent d’ores et déjà des actions locales.
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Tu as des sous ? Tous les collectifs citoyens et les médias indépendants ont besoin de soutien financier pour agir : même 1 €, ça fait avancer la lutte. Soutenir Cancer Colère.
Cancer Colère est un collectif de malades, ex et futur·es malades du cancer — mais aussi de personnes de tous les horizons, endeuillé·es, aidant·es, angoissées —, qui dénoncent les causes structurelles du cancer : les pesticides et les inégalités sociales.
Ce sont des choix politiques qui ont fait du cancer une épidémie. Un monde sans pesticides est possible : il ne manque que la volonté et le courage politiques. À nous de l’obtenir.
Nous sommes des millions.