Blocage du périphérique à Paris — Cancer Colère aux côtés des paysan·nes

action cancer colere 9 janvier 2026

Vendredi 9 janvier 2026 au matin, Cancer Colère était aux côtés des paysan·nes de la Confédération paysanne, des Soulèvements de la Terre et des étudiant·es en lutte d’AgroParisTech pour bloquer le périphérique à Paris.

Cette action commune associe paysan·nes, malades et étudiant·es en agriculture pour dénoncer une politique agricole en co-gestion avec la FNSEA : cette politique détruit méthodiquement les agriculteurs indépendants, la biodiversité et la santé de toute la population française.


Alors Cancer Colère s’associe à la colère paysanne — car nous avons les mêmes adversaires : les industriels et les ultra-privilégiés de l’agriculture. Ils accaparent les terres agricoles, imposent les prix aux paysans, empoisonnent massivement les sols et l’eau pour augmenter leurs rendements et être compétitifs sur le marché de l’export.

Pire : avec la complicité du gouvernement, ils écrivent les lois qui leur permettent d’obtenir carte blanche pour un usage illimité des pesticides, autoriser de nouveaux OGM, réintroduire l’acétamipride, etc.

MOINS DE PAYSAN·NES, C’EST PLUS DE MALADES !

Bientôt, à cause de cette industrialisation forcée de l’agriculture, un constat inimaginable devra être fait : d’ici quelques semaines, quelques mois, avec ces lois « pesticides illimités », il ne sera plus possible de mener une politique de prévention des cancers en France. Oui, c’est bien ce qu’il est en train d’advenir.

Depuis 1990, le nombre de malades du cancer a doublé et les médecins et scientifiques sont catégoriques : les causes de cette épidémie sont environnementales. En laissant aux industriels la possibilité d’utiliser les pesticides hors de tout contrôle sanitaire et scientifique, l’empoisonnement va s’aggraver : le cancer va nous être imposé.

La maladie sera le prix à payer pour une politique agricole qui favorise les multinationales et détruit le métier de paysan·ne.

Pourtant, les paysan·nes sont celles et ceux qui pratiquent l’agroécologie, protègent les sols et l’eau : ils incarnent notre guérison. S’ils disparaissent, nous n’aurons plus le choix que l’impuissance face à l’aggravation des maladies et des épidémies, comme le cancer.


Cancer Colère se mobilise car nous ne voulons plus tomber malades. Le ministère de l’Agriculture ne peut pas décider de la santé publique !

Malades, ex et futur·es malades, rejoignons les paysan·nes — avant de se rejoindre pour d’autres actions joyeuses et déterminées.

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